Que faire à Noyon le temps d'un week-end
J'habite au pied de la cathédrale, dans une ville d'Art et d'Histoire à une heure de Paris. Voici mon Noyon : ce que je fais découvrir à celles et ceux qui poussent la porte de la maison.
Commencez par la cathédrale, forcément
Chez moi, ce sont ses cloches qui donnent l'heure. La cathédrale Notre-Dame de Noyon est la plus ancienne cathédrale gothique du Nord de la France : un chantier commencé au milieu du XIIe siècle, un gothique des tout débuts, encore imprégné de roman. Levez les yeux dans la nef, faites le tour du chevet, et prenez le temps du quartier qui l'entoure : Noyon a été détruite à près de 80 % pendant la Première Guerre mondiale, et ce que vous voyez raconte autant la reconstruction que le Moyen Âge.
Tout autour, le quartier canonial aligne ses anciennes maisons de chanoines. C'est là que se cache mon trésor préféré : la bibliothèque du Chapitre, une bibliothèque à pans de bois construite en 1506, le plus ancien édifice de France resté fidèle à sa vocation de bibliothèque, avec quelque 3 000 ouvrages anciens à l'intérieur.
Elle n'ouvre que de rares fois dans l'année, lors du marché aux fruits rouges et des Journées du patrimoine : si votre venue tombe sur une ouverture, foncez.
Flânez, le centre fait le reste
Noyon se visite à pied, sans plan. Poussez jusqu'à l'hôtel de ville et sa façade sculptée, entre gothique flamboyant et Renaissance, traversez les places bordées de maisons reconstruites après 1918, et laissez-vous porter.
La ville est labellisée Ville d'Art et d'Histoire, et l'office de tourisme propose des visites guidées qui valent le détour : une bonne guide vous fera voir les impacts d'obus sur les pierres et les anecdotes derrière les façades.
Côté musées, deux belles adresses à quelques pas l'une de l'autre : le musée Jean Calvin, élevé à l'emplacement présumé de la maison natale du réformateur, enfant du pays ; et le musée du Noyonnais, installé dans l'ancien palais épiscopal, entre archéologie, peintures et mobilier venu de la cathédrale.
Le rendez-vous des gourmandes : les fruits rouges
Noyon est une ville de marchés depuis toujours ; son nom antique, Noviomagus, veut littéralement dire « nouveau marché ».
La tradition la plus joyeuse est celle des fruits rouges : chaque premier dimanche de juillet, le marché aux fruits rouges installe une centaine de producteurs et d'artisans autour de la cathédrale. Fraises, framboises, groseilles, cerises, confitures, et les « cœurs de Noyon », des petits bonbons aux fruits rouges qu'on rapporte toujours en trop grande quantité. Le reste de l'année, le marché franc anime la ville le premier mardi du mois.
À la maison, cette tradition se glisse jusque dans le jardin : mes fraisiers poussent suspendus au mur de brique. On ne se refait pas.
Autour : l'abbaye, l'Oise, et Compiègne à dix minutes en train
Si vous avez une voiture ou un vélo, filez à l'abbaye de Chiry-Ourscamp, à quelques kilomètres : des ruines cisterciennes d'une poésie folle, posées dans la verdure. Les chemins le long de l'Oise et du canal offrent de belles balades plates, parfaites pour digérer un brunch. Et Compiègne est à dix minutes de train : son château, sa forêt immense, de quoi remplir un dimanche entier si l'envie vous prend.
Mes adresses gourmandes, mes cafés, mes brocantes préférées ? Je les garde pour le journal d'accueil, posé sur votre lit à l'arrivée. Certaines choses se transmettent mieux de vive voix.
Et pour poser vos valises
La maison est à trois minutes de la cathédrale et à dix minutes à pied de la gare, à une heure de Paris Gare du Nord.
Venez pour une journée, restez pour une nuit, ou offrez-vous le week-end entier : vous aurez la véranda pour le café du matin, le jardin clos pour la pause, et les cloches pour seule horloge.
Toutes les façons de venir sont sur la page Séjourner. Et si vous hésitez entre deux formules, écrivez-moi : on trouvera la vôtre.
À très vite à Noyon.
Lauriane
